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Physiothérapie post-opératoire



Points clés de la physiothérapie post-opératoire:

  • Un programme de rééducation adapté permet de maximiser la récupération post-opératoire.
  • La gestion adéquate de la douleur est capitale dans la récupération fonctionnelle post-opératoire.
  • Un programme adapté à chaque patient doit être constitué puis aménagé en cours de traitement en fonction de la réponse de l’animal.
  • Une combinaison de techniques de rééducation sera la plus souvent utilisée.
  • Les différentes modalités de physiothérapie incluent thérapies par le froid et le chaud, massages, exercices (dont l’hydrothérapie), ultrasonothérapie, électrothérapie, laser, champ magnétique pulsé et thérapies par ondes de choc.

Introduction

Traditionnellement, les soins post-opératoires après une chirurgie orthopédique impliquent une restriction d'activité. Cependant, de nombreuses études ont récemment montré qu’il faut aussi encourager l'animal à utiliser activement, mais de manière contrôlée, le membre opéré pour empêcher des changements musculo-squelettiques postopératoires délétères à un retour à une fonction normale. La physiothérapie sera effectuée dès le post-opératoire immédiat à la clinique, puis combinée à un traitement à domicile avec des exercices qui peuvent facilement être mis en œuvre, en association avec l'utilisation de médicaments analgésiques et anti-inflammatoires.

Douleur post-opératoire

Le concept reposant sur une réponse à la douleur pour prévenir une surexploitation du membre lésé est dépassé. Une analgésie inadéquate est non seulement néfaste au patient, mais peut également avoir des conséquences majeures sur la récupération qui sera alors plus longue ainsi que sur la guérison tissulaire. En effet, la douleur aiguë qui fait suite à la chirurgie orthopédique provoque des modifications au niveau des voies périphériques et centrales de la douleur. De plus, d'autres changements neuronaux locaux se produisent suite à l'inflammation, le gonflement des tissus mous  et l'épanchement articulaire. Typiquement, l'animal va maintenir le membre atteint en flexion. Ce phénomène est appelé réflexe d'inhibition qui retarde la récupération. Un traitement chirurgical adéquat permet une stabilisation suffisante pour une utilisation rapide de la patte.  Un traitement analgésique adéquat doit donc être instauré.

Modifications tissulaires liée à l’immobilisation

La douleur, le gonflement  des tissus mous, l’épanchement articulaire aboutissent à une réduction de l'utilisation des membres, ce qui entraîne une atrophie musculaire dès 72 heures d'immobilisation. De plus, une diminution de  l'amplitude de mouvement, une atrophie du cartilage, une fragilisation des tendons et  des ligaments, de l’ostéoporose  et une diminution de la condition physique sur le plan cardiovasculaire sont observés dès deux semaines d'immobilisation seulement.  Des contractures se développent en raison d’adhérences péri-articulaires.

La restauration de la masse et de la force musculaires met deux à quatre fois plus de temps que la durée de l'immobilisation.  Surtout, les dommages peuvent être irréversibles si l'immobilisation est prolongée. Ainsi, la diminution de la concentration en glycosaminoglycanes  du cartilage articulaire après 11 semaines d’immobilisation  n’est pas restaurée malgré 50 semaines de rééducation. Enfin, après 12 semaines d'immobilisation, une perte irréversible de la masse osseuse peut se produire.





Information Auteur
Fiche créée le 2012-12-17 par Docteur Guillaume Ragetly
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